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lundi 27 août 2007

Sur un nuage


Pour une reprise, c'est tout ce que j'ai fait... En pensant à notre escapade loin des enfants. L'été des amants comme à vingt ans. Pas trop de détail. Juste l'idée... Pourquoi pas?

Ils voguent sur un cumulus nimbus triomphant... Qui, de loin, peu les voir s'aimer encore? Au gré du vent, d'une côte à l'autre, d'un regard à l'unisson, ils s'enlacent et partagent
le même moment. N'est-il pas?


Le passage à l'Anto-biographie est là, si présent, qu'il vaut mieux ce taire plus avant. Miaou mi-Aout. Vive la réalité virtuelle. À plus tard les rêveurs pour l'effet boomerang.
Bien le bonsoir de chez nous.

lundi 13 août 2007

Le baiser au clair de lune

Il est fini et c'est chez Artémise maintenant...
Mais pour combien de temps?
Le temps d'une étreinte.

jeudi 2 août 2007

À table...

Poivre de moi, je vais mettre du piment dans ma relation.
Au paradis de la maniguette, j'embraserai ton gosier.

Il est l'heure de passer à table, mon garçon.
À tes moulins Don Quichotte de la table!
Ton assiette est vide et la faim tiraille le ventre.
Picasso disait: "quand on peint ont doit laisser son corps
au vestiaire". C'est vrai que celui-ci fait pique assiette...
Mais ce midi, je ne veux pas jeûner.

Moi! J'aime le poivre noir de Malabar ou d'ailleurs.
M'en vais parler en privé avec mon ventre.





-"Une bavette, s'il vous plait!"
-"La cuisson?" demanda le garçon de salle.
-"Bleue. Évidement."
Propos d'Yves Klein au bistrot du K561. Burning Street. London.

mercredi 1 août 2007

Loin et si proche


Papier de rien devenu une offrande suprême.
Sa petite absence se faisait sentir.

À l'aube des robes en fleurs, je ne voulais plus lui mentir.

"Fait ta route loin de nous
Notre sol est plus sombre.
Tes comètes sont célestes
Pense à nous petite reine."

Au soir des aux-revoirs, je ne voulais plus la retenir.




Petit message en passant:
Ne faites pas d'enfants, ils partent et alors ils vous manquent.

Près de la falaise


Aujourd'hui, je m'suis réveillé en grand forme.
À l'atelier, ce matin, j'ai rangé un peu
avant d'attaquer la falaise.
Devant moi, les pinceaux baignaient dans leur jus.
Du coup, j'ai pensé à mes petits poissons.
En voici un nouveau qui fait le dos rond.

mercredi 25 juillet 2007

De l'or entre les mains


Grand nigaud,
où est passé la poule au pot.
Mon gros salaud,
tu l'as plumé, enfant de fumée!
Bon à rien et prêt à tout.
T'es tout grillé au UV, pas vrai.

Sales chiens! De l'or entre les mains.
Vous avez volé l'or de ma terre.
Bande de nains sans jardins.
Chiens galeux de Kyoto.
Vous sourirez moins bientôt.

Mes chiens du chaos... Là haut...
Vous mangeront tout nu.

C'est du tout vu.
C'est pour bientôt.

mardi 24 juillet 2007

Dans les plumes


Tout solo l'ange des oiseaux... À terre tant le ciel est en colère. Il peut faire la moue et penser à l'hiver.

Frottis frotta les pinceaux en fusion.
Il n'y plus rien que la chaleur des couleurs.

mercredi 18 juillet 2007

Ondes nocturnes



Je t'en conjure, ne prend point ombrage de nos disputes, ma muse.
Parcelle de mes rêves, Mon oiseau messager.
Je me plie sous le toit de ta main.



.

lundi 16 juillet 2007

Pluie d'été


14 heures et des bananes: J'attend la pluie et me souvient des flaques d'eau juste après l'orage... les pieds dans l'eau, la dernière goutte et la chaleur des blés. Mon enfance dans l'Aube. La vie encore toute rose pour moi.
Pour eux encore une triste histoire. Déracinés les pieds noirs. L'odeur du goudron et des plumes hante encore ma famille.


Garderons nous longtemps le souvenir de l'enfant
qui découvre pour la première fois la pluie avec sa main?


Flip
flop, font les gouttes qu'à chaque éclat elles te nourrissent.
Le soleil revient inlassablement, c'est ainsi que les choses vont.
Pauvre con!







16 heures et des clics: Quelques courriels pour annoncer ce blog au fur et à mesure, j'envoie dans l'espace les missives d'un revenant d'outres peintures. La pause informatique c'est pour garder le moral. Se sentir exister, avoir des contacts en dehors de l'aventure. Arrêter de peindre pour peindre. Penser aux autres. Stopper immersion.
Reprendre le fil des discussions interrompus.
Éloigner la facilité. Archiver et montrer.
Attendre la nouvelle idée. Quelle gentille folie.

16 heures trente deux et les poussières : "Radiohead" tourmente mon atmosphère.
La musique envahie l'atelier, un coup de fouet. L'énergie se trouve dans la rupture du silence.
Je balaie le sol en écoutant; "Im a winner...". je prend le manche du pinceau "anyone can play guitar"... N'est ce pas pas Pablo honey!... My friend's.



17 heures bien passés:
La guitare se désaccorde bien vite dans le camaïeu de mes pensées. Petit dessin illustrant la phrase: "À chacun son métier, je ne suis pas une rock star, moi je gratte avec ce que je peux"


Encore une brève d'atelier.
Ah! ce Anto toujours au comptoir de ses idées.

mercredi 11 juillet 2007

Le baiser d'un matin



C'est un carton plein de tendresse...




Comme une bouffée
de bonheur, tous les matins, il l'embrassait.
Elle se laissait faire. lui tapotait le dos.
Puis chargé de ce câlin , il s'en allait plein d'entrain.

lundi 9 juillet 2007

Diablotins


Je viens de finir un papier ébauché en 2001. J'habitais sur l'Île-Saint-Denis à ce moment-là.
Eh oui!...il lui en a fallu du temps afin de revenir vers moi.
Dans un vieux magma de dessins laissés à l'abandon dans une boite carton.
Surgissent à moi ces diablotins.
Naissance ou renaissance?

De toute manière, je tire le diable par la queue...

dimanche 8 juillet 2007

L'eau à la bouche

Chers Cookies à la nougatine qui m'ont, un jour, rassasié vers les quatre heures, je vous rends maintenant la monnaie de vos pépites chocolatées.

Hier, je déchire l'emballage, et garde sous le pinceau cette accroche du texte en collage: "plus de goût!"... J'en fais les ailes d'un ange qui salive. L'eau se dérobe sous lui. J'ai imbibé le papier d'un bleu couleur ciel. J'ai étendu ta couleur cuivrée, le rose d'une pensée, le soleil de l'été.

L'écume monte en moi.
L'eau du robinet...
C'est terminée.


"L'eau à la bouche"Juillet 2007